ORCHESTRE NATIONAL D’ILE-DE-FRANCE

ORCHESTRE NATIONAL D’ILE-DE-FRANCE
Dimanche 15 mars 2020 à 17h

UN AIR DE PRINTEMPS

Au 19e siècle une poussée des écoles nationales en Europe ouvre des perspectives nouvelles, puisant dans les racines de chaque culture une matière à renouveler le langage musical. Chez les Britanniques, Edward Elgar incarne la prolongation de la grande tradition allemande. Son Concerto pour violoncelle (1919) cultive un lyrisme grandiose : ses mélodies semblent ne jamais s’arrêter.

Anton Dvorak a cherché dans le folklore tchèque une caractérisation de sa musique : sa Symphonie n°8 (1889) a été écrite dans le petit village de Vysoka, où le compositeur a puisé dans les thèmes populaires dansants de cette contrée, parfois inspirés des chants d’oiseaux.

Prokofiev se nourrit quant à lui de l’ancienne tradition italienne de la commedia dell’arte dans L’Amour des trois oranges (1919) : mais c’est pour mieux lui donner les couleurs de la modernité russe qui fait alors fureur depuis la Révolution d’Octobre. Ici tout n’est que rythmes et ruptures géométriques dans l’esprit de l’avant-garde constructiviste.

Distribution/technique
  • Direction James Feddeck
    Violoncelle Victor Julien-Laferrière
  • Serge Prokofiev
    L’Amour des trois oranges,
    suite (20’)
  • Edward Elgar
    Concerto pour violoncelle
    en mi mineur op.85 (30’)
  • Anton Dvorak
    Symphonie n°8 en sol
    majeur op.88 (37’)